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L’autoédition révolutionne l’édition et l’industrie du livre



 

Ce fléau de notre temps s’observe depuis plusieurs année et prends sans cesse de l’ampleur. Ni l’auteur, ni l’éditeur ne peuvent ignorer aujourd’hui cette réalité.

On connait les causes qui sont liées bien évidement au développement rapide, voire explosif, des moyens de communication par le Web. Ce qui est moins analysé, c’est l’origine et l’essence même de ce phénomène. Les mêmes tendances s’observent pourtant partout, dans des domaines qui n’ont rien à voir avec le livre, et ce depuis deux-trois décennies.

Personnellement je me pose cette question depuis au moins 20 ans : notre société occidentale, n’est-elle pas en train de briser, sans le savoir, le principe de la « division du travail » ?

Personne ne doute que ce principe est fondamental dans l’organisation de la société moderne. La division du travail est le pilier sur lequel s’appuie toute productivité. Aujourd’hui elle est en régression. Pourquoi ?

C’est la suite directe de l’incapacité de nos sociétés d’assurer le partage équitable des biens et des fruits de cette productivité, des revenus tout simplement. Au fond c’est la crise du Modèle.

Exemple : sur la vente d’un livre par la filière classique de la distribution en France, l’auteur ne touche que 8 %  en moyenne. Le distributeur ne signe jamais de contrats si sa marge à lui ne peut atteindre 54 – 61 % (livraison, démarchages commerciaux, marge libraire en font partie…). Pour les patates et les tomates, ça ne se passe pas mieux…

Ne faut-il pas être idiot pour croire à un tel modèle ? La « division du travail » ne fonctionne pas sans un minima d’équitabilité, voire de morale, sans une maîtrise de la cupidité, qui est le moteur du Modèle en question.

Ce n’est pas par hasard si on devient de plus en plus autonome, voire auto-suffisant pour les plus chanceux. Et qu’on s’oblige à tout savoir faire soi-même. Pour ne pas partager avec ceux qui, intégrés dans le Modèle, estiment légitime d’augmenter leur croissance au dépend de la croissance de l’autre. La Jungle…

Un auteur ne peut pas aujourd’hui se contenter d’un stylo et d’une feuille blanche. L’écriture, le procédé de la création par l’écriture, ne consiste plus à être assis dans le bistro de son choix, dans les beaux quartiers de Paris, comme à l’époque d’Hemingway ou d’Apollinaire, et s’inspirer de l’ambiance pour pondre. Pour écrire à l’heure actuelle on est bien obligé d’avoir un « atelier », avec des outils, parfois sophistiqués. Et ça n’a pas de fin…

La question se pose malgré tout : est-ce qu’on doit accepter l’idée d’aller labourer les champs nous-mêmes pour avoir du pain sur notre table ?

Un article sur le même sujet, bien qu’évasif mais aussi éclairant, m’est tombé sous les yeux sur le site Actualitte. Là il y des noms qui tombent…


 

 

 

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